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Veille Qualiopi Indicateur 26 de Qualiopi : pourquoi ce n’est pas un indicateur de veille ?

Indicateur 26 de Qualiopi : pourquoi ce n’est pas un indicateur de veille ?

Franck BENARD

Auditeur Qualité Qualiopi & Technical Reviewer

Mis à jour le 3 min de lecture

Si vous êtes tombé sur cet article, c’est probablement parce que vous avez lu quelque part « les indicateurs 23 à 26 de la veille ». Je vais mettre les choses au clair tout de suite, parce que cette formule, aussi répandue soit-elle, entretient une confusion qui coûte cher en audit : l’indicateur 26 n’est pas de la veille.

D’où vient la confusion

Les indicateurs 23, 24, 25 et 26 partagent le même critère du référentiel, celui qui concerne l’inscription de votre organisme dans son environnement professionnel. Comme ils se suivent et qu’on les cite d’un bloc, beaucoup d’organismes les traitent de la même façon. C’est une erreur. Les trois premiers sont bien des veilles (réglementaire, métier, pédagogique). Le 26, lui, parle d’autre chose.

Ce que demande vraiment l’indicateur 26

L’indicateur 26 porte sur votre capacité à accueillir, accompagner, former et orienter les personnes en situation de handicap. Il s’agit de mobiliser les bonnes expertises, les bons partenaires et les bonnes ressources pour que ces publics soient pris en charge dans de bonnes conditions.

Vous voyez la différence ? Ce n’est pas « suivre une information », c’est « être capable d’agir ». On ne prouve pas l’indicateur 26 avec des fiches de veille, mais avec des procédures d’accueil, des contacts de partenaires spécialisés, la désignation d’un référent handicap, et la trace de situations réellement prises en charge quand elles se sont présentées.

Pourquoi cette distinction change tout en audit

Un organisme qui range sa procédure handicap dans son dossier de veille se met en difficulté sur deux tableaux. D’un côté, sa veille paraît diluée et confuse. De l’autre, sa preuve d’accueil du handicap se retrouve noyée là où l’auditeur ne l’attend pas. Résultat : deux points affaiblis au lieu de deux points solides.

En séparant clairement les choses, vous montrez à l’auditeur que vous avez compris la logique du référentiel. Et croyez-moi, un auditeur remarque tout de suite un organisme qui maîtrise ses définitions.

Ce qu’il faut faire, concrètement

Traitez vos trois veilles (indicateurs 23 à 25) dans votre dispositif de veille, expliqué dans notre guide de la veille Qualiopi. Et traitez l’indicateur 26 à part, avec vos outils d’accueil du handicap : référent identifié, réseau de partenaires, procédure d’adaptation, et traçabilité des situations rencontrées.

Le mot de la fin

Retenez une chose simple : 23, 24 et 25 se prouvent avec de la veille, 26 se prouve avec de l’action. Ne les mélangez pas, et vous transformerez une source de confusion fréquente en un point de clarté qui joue en votre faveur.

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